Tout savoir sur l'âge physiologique


Pourquoi parle-t-on d’âge physiologique ? Quelles différences avec l’âge chronologique ? Comment est-il calculé ? Quel est son impact sur notre capital santé et pouvons-nous l’inverser ? L’âge physiologique reste aujourd’hui encore méconnu. Pourtant, il est un indicateur essentiel de notre santé globale.

« Il/elle ne fait pas son âge ! »
Qui n’a jamais entendu cette expression ? Mais combien savent ce qu’elle signifie réellement ? Tout simplement que l’âge physiologique de la personne ne correspond pas à son âge chronologique.


Quelles différences entre l’âge physiologique et l’âge chronologique ?

L’âge chronologique est déterminé à partir de notre date de naissance. Toutefois, il ne reflète qu’en partie notre vieillissement personnel. En effet, nos aptitudes fonctionnelles vieillissent à des vitesses différentes. Ainsi, tous les individus du même âge chronologique n’ont pas les mêmes niveaux de capacité physiologique. L’âge chronologique seul s’avère donc trop restrictif pour définir l’état de santé d’une personne. Pour véritablement mesurer les capacités d’un individu et établir son statut organique réel, il est nécessaire de s’appuyer sur une autre référence : l’âge physiologique.


Qu’est-ce que l’âge physiologique ?

Également appelé âge biologique, l’âge physiologique reflète l’état physiologique ou fonctionnel exact de l’individu. Il peut dans certains cas correspondre à l’âge chronologique de la personne, mais le plus souvent il se révèle plus « jeune » ou plus « âgé » que sa date de naissance effective. En résumé, l’âge physiologique représente l’âge réel de votre corps et sa vitesse de vieillissement.


À quoi sert l’âge physiologique ?

Si nous avons donc tous deux âges, l’âge physiologique reste un marqueur indispensable pour mesurer les effets à court, moyen ou long terme des facteurs qui impactent le processus du vieillissement.
Il permet notamment de décrire l’état physiologique d’un individu à chaque stade de son vieillissement chronologique, mais également de :

  • Prédire le maintien ou la perte de la compétence physiologique, afin de déterminer l’incidence des maladies ;
  • Coordonner les effets et rythmes des exercices ou régimes ;
  • Vérifier l’efficacité de certains traitements, et l’impact réel de certains médicaments.

En ce sens, l’âge physiologique s’impose donc comme un indicateur essentiel pour optimiser à la fois notre capital santé, notre énergie et bien-être, et, in fine, notre espérance de vie en bonne santé.


Comment est-il déterminé ?

Établi sur la base d’un bilan des différents systèmes physiologiques (cœur, poumons, artères, composition musculaire, os…), son principal intérêt consiste à parvenir à une meilleure connaissance de son corps. Comment ? En mettant en évidence les points à améliorer, en déterminant des leviers et objectifs personnels, et enfin, en réalisant pour un même individu des comparaisons à différents stades de son évolution.
Si les paramètres de mesure de l’âge biologique sont multiples, les critères sélectionnés doivent respecter certaines règles :

  • Pouvoir évoluer selon l’âge ;
  • Être représentatifs d’une ou plusieurs fonctions physiologiques ;
  • Intégrer un niveau de sensibilité suffisant pour détecter de légères modifications de l’état fonctionnel ;
  • S’avérer non traumatiques et sans danger pour l’individu ;
  • Proposer des résultats reproductibles ;
  • Avoir la capacité à mesurer une fonction importante ;
  • Être susceptibles d’influencer le rythme du vieillissement.

L’ensemble de ces tests doivent fournir une image globale de l’état de santé de l’individu, et servir de base pour prédire sa santé future et son espérance de vie.
Par conséquent, la mesure de cet âge biologique nécessite des moyens modernes importants et l’intervention de médecins physiologistes spécialisés. C’est pourquoi seuls quelques centres dans le monde sont aujourd’hui capables d’estimer l’âge physiologique d’un individu en déterminant sa Cartographie Physiologique® (IPSL-MyLifeCare).


Inverser son âge physiologique

Le suivi de notre âge physiologique est un moyen performant d’augmenter nos chances de vieillir en bonne santé. Et bonne nouvelle : il est tout à fait possible de l’inverser en mettant en place les actions adaptées.
En effet, seul 25 % de notre vieillissement est lié aux facteurs génétiques. En d’autres termes, notre longévité en bonne santé dépend à 75 % de notre comportement et de notre environnement.
C’est un levier énorme sur lequel nous pouvons agir !

Aujourd’hui, la mesure de l’âge physiologique doit devenir une véritable priorité car elle permet de mieux comprendre les habitudes de vie qui influencent le vieillissement. Les résultats nous donnent finalement le moyen d’opérer les changements appropriés pour contrer ses effets.

Auteur : Docteur Christophe de JAEGER
Version : 30 septembre 2022